JOUR 1 | HAUTERIVES > MARGÈS
À LA RENCONTRE DES INVITÉS DU JOUR
Andréa et Emilie se lancent dans un reportage sur l'Europe et les jeunes
Jean Coppi et l'école des Trapèzes Volants
Andréa et Emilie sont deux jeunes lycéennes en terminale au lycée de Tournon.
Aux jeux des bêtises, c’est Andréa qui a répondu en premier : elle coloriait sur les murs à l’âge de 4 ans.
Emilie a enchainé en nous lâchant avec le sourire : « J’ai lancé mon chat sur ma sœur ».
Nous avons voulu connaitre leurs peurs. Andréa a dit avoir peur des araignées depuis qu’elle était petite. Mais après un petit temps de réflexion elle a ajouté « les études supérieures, ça va être tout nouveau, stressant, mais y’a pas de raison que ça se passe mal ».
Pour Andréa pas de peurs spécifiques. Mais comme Emilie elle nous a confié que les études supérieures et planifier sa vie à 18 ans c’est compliqué. Elle a aussi parlé de la peur de vieillir, de voir les années s’écouler.
Quand nous avons abordé les voyages on a senti de l’enthousiasme. Andréa et Emilie, sont parties une semaine en Italie au collège, à Naples, et ça les a beaucoup marquées.
Andréa voyage essentiellement dans des familles d’accueil. Elle a de bons souvenirs des pays européen, mais elle aimerait repartir aux États-Unis pour voir son ancienne famille d’accueil.
Elles nous ont confié que la terminale ce n’était pas dur mais différent. Le plus dur c’est de se dire que c’est la fin. « Il faut travailler et essayer » a conclut Andréa.
Quand Jean était plus jeune, lui et ses copains jouaient en dessous de son immeuble, ce qui était interdit. Pour y accéder, ils ont brisé la porte en verre en jetant des cailloux. Quand ils ont été confrontés à leur bêtise, tous les autres avaient un alibi : ils s’en sont donc tirés. Jean a quant à lui menti en affirmant qu’il avait cassé la porte en jouant au skate.
Par la suite, nous lui avons demandé quelle était sa plus grande peur quand il avait notre âge. Il nous a avoué qu’il était terrifié par les orages, à tel point qu’il se terrait chez lui. Selon ses mots, c’est plus une “phobie” qu’une peur.
Maintenant, ses peurs ont évolué et se sont transformées en angoisse : “j’ai moins confiance en l’avenir que quand j’avais votre âge”.
Jean pratique du trapèze volant. C’est une forme géométrique qui permet de ne pas balancer sur le côté. Il existe deux types de rôles au trapèze : le voltigeur et le catcheur. Sa compagnie de trapèze s’appelle les siamangs en référence aux gibbons, un type de singe des plus acrobatiques.
Pour finir, nous nous sommes intéressés à ses voyages : il est parti en Corse, au Sénégal, en Croatie, en Serbie – c’est la Corse qu’il a préférée. Il nous a même raconté une anecdote dans laquelle il a fait pleurer une petite fille de 8 ans en lui disant en blaguant : “allez ça suffit maintenant, on monte, tu peux y arriver”. Elle n’a pas dû comprendre le second degré.
La semaine suivante, elle était bien entendu de retour. Elle fait toujours du trapèze volant…
Mathieu Proust-Raud : faire vivre l'Europe au local avec la Maison de l'Europe
Matthieu de la Maison de l’Europe a commencé par nous confier sa plus grosse bêtise. Ce n’était pas simple pour lui. Il réfléchissait mais rien ne lui venait. Puis avec un sourire il a dit, « je n’étais pas responsable, c’étaient plus mes sœurs… » il ne se faisait jamais repérer.
Enfin il nous a dit avoir escaladé des bâtiments pour grimper sur les toits. Il avait fait beaucoup d’escalade. Jamais on ne l’a surpris en train de le faire.
Quand nous avons demandé à Matthieu sa plus grande peur, sans aucune hésitation il nous a dit « le fascisme ». Le fascisme selon lui c’est notamment quand on n’est pas capable d’imaginer que d’autres personnes peuvent penser différemment. Imposer sa manière de penser.
Quant à sa peur pour l’Europe : « ne pas voir ce bel outil utilisé pour améliorer la vie des gens. »
Une question nous importait, c’était de savoir pourquoi il y a des guerres en Europe. Matthieu nous a répondu que c’était surtout la guerre entre l’Ukraine et la Russie ; la Russie de Vladimir Poutine cherche à recréer le territoire de l’empire russe. Pour ça il déclare la guerre aux pays d’à côté. « C’est un peu un nouveau napoléon. » pensons-nous.
Et pour finir sur le sujet, nous avons demandé si la guerre pourrait arriver en France. Sa réponse, avec un sourire, a été : « ma boule de cristal n’est pas assez claire. J’espère que non. Mais on n’est pas à l’abri ! » Nous avons appris que si un pays d’Europe entrait en guerre, nous le serions forcément également, pas sur notre pays mais par solidarité européenne.
Pour finir nous avons parlé de voyages. Matthieu a visité, entre autres, Chypre, la Norvège, mais aussi la Suède, où il est parti pour le travail dans la région du Gotland. Il participait à un évènement sur la coopération des pays autour de la mer Baltique. Une semaine avant l’évènement, des intervenants ont annulé leur venue. Il a fallu tout reprendre. Les Hongrois présents avec lui rigolaient de la panique des Suédois qui organisaient. Finalement tout s’est très bien passé.
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
JOUR 2 | MARGÈS > BEAUVALLON
LA MERVEILLEUSE FÊTE DU VÉLO SOUS LA PLUIE
On a fait du vélo et nous avons pris la pluie. Les copains et les copines sont allés super vite et vu que nous n’étions pas très rapides. Nous les avons perdus de vue donc nous avons pris la mauvaise route. On était inquiets mais les adultes accompagnateurs ont mis le GPS mais il n’indiquait pas la bonne direction. Heureusement on s’est retrouvés.
Enfin nous sommes arrivés au gymnase et tous les copains et copines nous ont félicités.
Nous avons terminé par une bataille de claquettes !
À LA RENCONTRE DES INVITÉS DU JOUR
Ardiana Faja s'est engagée au sein de la Maison de l'Europe
Samuel répare des vélos grâce... à son vélo !
Ardiana nous a parlé cuisine ! L’Albanie a une cuisine méditerranéenne chaleureuse : des poivrons ou des aubergines farcies, ou encore des poivrons cuits à la poêle nappés d’un mélange de feta et de tomates. Mais en Albanie on mange aussi de très bons desserts originaires d’orient comme les baklavas ou encore des gâteaux à base de kadaïf (des nouilles qui croustillent une fois cuites…) On y mange aussi de délicieux biscuits au beurre nappés de sirop très sucré et qui fondent dans la bouche. Le plat principal de l’Albanie, c’est le börek. Ce sont des feuilletés avec des épinards, des poireaux, de la viande hachée ou encore du fromage. Et on déguste tout ça avec du kéfir, une boisson de lait fermenté très populaire en Albanie.
Depuis 25 ans, Ardiana vit en France, alors nous lui avons demandé ses préférences en matière de gastronomie française. « J’aime tout ! » : elle estime que la cuisine française est très bonne. Mais elle nous a tout de même confié qu’elle avait une préférence pour le sauté de veau et le bœuf bourguignon.
Ardiana nous a confié qu’elle n’a pas eu de mal à s’adapter à la vie en France car elle connaissait déjà sa culture qu’elle avait étudiée à l’école. Et comme elle est arrivée assez jeune, c’était encore plus facile. Aujourd’hui elle a vécu plus de temps en France qu’en Albanie.
Nous lui avons demandé si son pays d’origine lui manquait. En fait, pas vraiment, puisqu’elle y va très souvent. (Elle a fait la fête là-bas pour le nouvel an !) Ses enfants sont bilingues et y vont aussi très souvent, donc c’est comme si elle avait un petit bout d’Albanie chez elle ! Elle a gardé un lien très fort avec son pays, dont elle adore la grande diversité géographique (mers, montagnes, forêts). D’ailleurs, elle écrit dans des journaux albanais, et il lui arrive de parler à la télé albanaise.
Samuel a appris à réparer des vélos avec son papa quand il était petit. Ils avaient récupéré un vieux vélo, ils l’avaient réparé et ensuite ils étaient partis en vacances avec. Il aimait déjà beaucoup faire du vélo mais son envie de devenir mécanicien n’est arrivé que bien plus tard, à 29 ans !
Côté gamelles Samuel s’est un peu vanté de ne pas être beaucoup tombé à vélo ! Logique, il se déplace en triporteur, donc avec ses trois roues il ne peut pas basculer ! C’est beaucoup plus stable qu’un vélo à deux roues.
Après on s’est penchés un peu plus sur son travail. « Il y a deux formes de vélo super abîmés. » Il y a les vélos dont les utilisateurs ne prennent jamais soin… Résultat : les vitesses ne passent plus, les freins ne freinent plus. Certains remplacent les freins par leurs pieds !! Dans ces cas-ci, il faut parfois tout démonter pour pouvoir les réparer. Samuel nous a raconté qu’un jour un client a attendu que son pédalier soit fendu en 2 avant de venir le voir pour le faire réparer. Et pour le deuxième type de vélos, c’est ceux qu’il reçoit après des accidents. Souvent le cadre est plié ou les roues sont tordues et malheureusement on ne peut pas les réparer, et ils partent à la casse…
Anaïs Lambert et la flamme olympique
La flamme olympique pèse un peu plus d’un kilo selon Anaïs. C’est comme si elle avait porté une bouteille de lait pendant une minute. Elle nous a confié que c’était un peu lourd. Un système électrique permet de maintenir la flamme allumée tout le long. C’est conçu pour que ça ne brûle pas – en fait, ce n’est même pas chaud.
Puis, Anaïs nous a expliqué que pour construire une relation avec le cheval, il faut de la patience, de l’amour et de la passion. Le cheval est peureux donc pour devenir l’”humain du cheval”, soit la personne en qui le cheval a confiance, il faut du temps.
Anaïs nous a aussi confié que le cheval sentait nos émotions. Par exemple, elle a réussi à se promener avec le cheval de son amie car elle était sûre d’elle. Au contraire, quand son amie a vendu ce cheval, la nouvelle propriétaire n’arrivait pas à le monter, alors même que c’était son cheval.
Sa passion pour le cheval a commencé à la suite d’une balade à poney en Camargue quand elle avait 6 ans. Après cette expérience, elle est rentrée chez elle et a demandé à prendre des cours d’équitation. Depuis, elle n’a pas lâché le cheval.
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
JOUR 3 | BEAUVALLON > CLÉON D'ANDRAN
CARNET DE ROUTE : PIZANÇON CONTRE LE COL DE LA RÉPARA
Partis de Beauvallon, nous avons parcouru 46 km pour rejoindre Cléon-d’Andran, où nous avons passé la nuit. Au programme : une sérieuse montée à 15 % de dénivelé, et seulement 3 camarades l’ont gravie sans mettre pied à terre ! Quelques chutes sont à signaler, heureusement sans gravité. L’un d’entre eux a même failli tomber mais s’est rattrapé de justesse… et un autre a fini dans les buissons avec son vélo ! Après l’effort, le réconfort : une magnifique descente de 4,5 km nous attendait. Un vrai régal !
À LA RENCONTRE DES INVITÉS DU JOUR
Daniel Zimmer a des choses à dire sur la gestion de l'eau.
Olivia Richou nous présente le programme Erasmus +
Quand nous avons demandé à Daniel s’il aimait la chimie et les sciences physiques au collège, il nous a répondu : « J’étais bon en maths »… Puis il a découvert la biologie. Comme nous voulions savoir ce que c’était exactement, il a expliqué : « C’est l’étude de tout ce qui est vivant. »
Daniel adore son métier. Il fait des choses très variées : le sol, l’eau, l’écologie des milieux, l’agriculture, la forêt… dans son travail, il touche à tout.
Ce qui nous a interpellés, c’est qu’il travaille aux quatre coins de la planète. Pour définir son métier, Daniel a précisé : « J’essaie d’améliorer la manière dont fonctionne la planète pour lutter contre le réchauffement climatique. »
Concrètement, il travaille notamment en Tanzanie avec de tout petits agriculteurs, afin de leur proposer des « mécanismes d’assurance » — c’est-à-dire des dispositifs pour qu’ils ne perdent pas d’argent si, par malheur, une sécheresse frappe leur pays et que leur récolte diminue.
Enfin, il a évoqué l’Europe, et plus particulièrement la guerre en Ukraine : « Je travaille sur des projets dans les pays du nord de l’Europe qui veulent éviter que la Russie débarque avec ses chars en Finlande ou en Lettonie. Pour cela, ils remettent en eau des zones humides qui ont été asséchées. »
Avant de parler de son parcours européen, Olivia est revenue sur la création de l’Europe. C’est après la guerre que les pays fondateurs se sont unifiés, pour éviter de nouveaux conflits. Elle évoque notamment la déclaration de Schumann du 9 mai 1950.
Olivia nous a ensuite parler du dispositif Erasmus. On a appris qu’il permettait aux élèves de lycée de partir à l’étranger pour étudier. Mais elle nous a précisé : « Je suis partie avec quatre collègues en Croatie pour observer les écoles et développer des partenariats. Nous aussi, enseignants, nous partons dans le cadre du dispositif Erasmus. ».
Pour terminer, nous avons voulu savoir où elle avait voyagé en Europe. Pologne, Belgique, Croatie, et c’est de ce pays qu’elle nous a parlé en nous disant que c’était très beau à Split. Nous avons aussi appris que c’est à Dubrovnik qu’à eu lieu le tournage de la série Game of Thrones.
A savoir : là-bas il n’y a ni cantine, ni internat, et tout le monde parle anglais.
Olivia nous laisse un message : « prenez le goût du voyage, de la rencontre avec des personnes et des cultures. C’est une vraie richesse. ».
Noémie Cuche : une enfant du festival Bizz'Art Nomade !
Noemie nous explique qu’il y a toujours des moments un peu décevants lors du festival, soit parce que le spectacle se passe moins bien que ce qu’elle avait espéré, soit parce qu’elle se rend compte que le spectacle n’aurait pas dû être à cette place dans le déroulé de la soirée. La question l’a un peu surprise donc elle n’a pas été capable de nous donner un exemple précis de groupes qui l’a déçu.
Au contraire, elle a particulièrement apprécié le spectacle Def Mama Def lors du festival de l’édition 2025. Ce groupe est composé d’un duo de chanteuses rappeuses sénégalaises. Les chanteuses étaient très énergiques et impliquées. La réaction du public était “très très belle” ce qui a rendu le spectacle “magique”.
Enfin, elle nous a raconté une anecdote se déroulant le lundi matin après trois jours de festival. Ses collègues bénévoles devaient ramener le matériel en camion dès 7 heures du matin pour rendre le camion à 8 heures. Or, quand elle est arrivée au bureau à 7 heures et demi, elle s’est rendu compte que le camion était toujours là. Elle a appelé ses collègues : ils étaient bien sur la route… mais avec le mauvais camion. Ils ont dû faire demi-tour.
JOUR 4 | CLÉON D'ANDRAN > NYONS
CARNET DE ROUTE : BICHETTE INCROYABLE
Aujourd’hui, on s’est réveillé à 6h30 surpris par la lumière allumée. On a commencé à se préparer pour monter sur les vélos. Comme on le pensait, on a galéré pour ranger les affaires. Nous étions en train de pédaler, et tout à coup, nous avons aperçu une biche entre les arbres. Avant que l’on voit la montée, une dame nous a dit : “ne vous inquiétez pas, c’est facile”, sauf qu’on n’a pas eu assez d’élan et c’était très très raide. En arrivant, nous étions surpris de toutes les classes réunies…
Marie Pochon : la vie d'une députée
Damien Jourdan : le stress fait partie de la musique
Marie nous a confié qu’il était plus difficile d’être une femme en politique que d’être un homme. Elle évoque deux raisons principales. Premièrement, elle nous a expliqué qu’il était plus compliqué pour une femme de s’imaginer faire de la politique : elles pensent ne pas être assez compétentes, pas assez légitimes. Deuxièmement, il existe encore beaucoup de préjugés sur les femmes donc, dans son travail, les gens peuvent la traiter de manière différente.
Parler devant 500 personnes à l’Assemblée Nationale c’est impressionnant. Elle stresse toujours quand elle doit parler au micro. Mais elle affirme que : “la cause en vaut le stress”.
Marie a appris hier qu’un micro par jour était réparé à l’Assemblée Nationale car les députés ont pris l’habitude de le balancer après avoir parlé. Elle nous avoue le faire aussi alors que parfois elle n’est même pas énervée. Maintenant, elle fait attention et reprend ses collègues gentiment : “ne maltraitez pas les micros”.
« Édith Piaf disait : t’inquiète pas si t’as pas le trac c’est que t’as pas le talent. » Voilà ce que nous a répondu Damien quand nous lui avons demandé s’il avait le trac avant de monter sur scène. Il nous a confié aimer avoir le trac car ça veut dire qu’il se passe quelque chose de magique.
Quand il avait notre âge, Damien a acheté son premier disque 45 tours qui s’appelait « Stop The Cavalerie ». C’était un disque d’un groupe anglais qu’il a beaucoup écouté à tel point qu’il s’est usé.
Quand il est sur scène, Damien adore ressentir la communication avec les gens. Il a l’impression qu’il y a une sorte de connexion avec le public. Il adore aussi quand il se produit devant des gens qui ne le connaissent pas et qui se mettent à écouter sa musique après ses concerts.
Pour finir, nous avons demandé à Damien quel a été son pire souvenir sur scène. « Une fois, j’étais sélectionné pour passer devant un jury à Valence, et une tempête de neige s’est déclenchée en plein mois de novembre ! La salle était donc vide, à part le jury, c’était horrible ». Il était très stressé dans ce souvenir mais il rigolait en se le remémorant.
Matthieu Morard nous aide à découvrir la nature
Pour Matthieu, la forêt, c’est « celle du coin, qui sent super bon la résine des arbres, la feuille, l’air frais de la nature, ça sent la liberté ». Il avait l’habitude de ramasser les champignons et un jour, quand il avait 13 ans, il est tombé nez à nez avec un sanglier. Heureusement, il a eu plus peur que lui, et il s’est enfui. C’était une jolie rencontre.
Matthieu a déjà sauvé plein d’animaux. Il y a pas longtemps, en septembre, son fils de 6 ans, Solal, a trouvé un vautour en face de chez eux. Le pauvre oiseau était tombé dans un jardin du village. Matthieu nous a appris que le vautour ne pouvait pas s’envoler sans l’aide d’une pente. Ils ont amené l’oiseau en haut du village, sur le toit de l’école et ils ont dû lui faire peur pour qu’il s’envole dans l’autre sens.
Matthieu nous a dit : « Les vautours, c’est pas du tout dangereux ! Ils n’attaquent pas, ils ne mangent que des animaux déjà morts.»
Nous avons demandé à Matthieu si son lien avec la forêt était tellement fort qu’il la considérait comme une personne. Il nous a répondu « la forêt c’est un peu comme une maman. ». C’est parce qu’elle étouffe les bruits, et qu’on s’y sent comme dans un cocon. Il a terminé sur ce message : « il faut être le plus possible dans la nature quand on est jeune ; c’est bon pour le cerveau et ça permet de s’éloigner des écrans. ».






























